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Fat Truck; une bête née à Bromont

Au-delà de son allure unique, le flamboyant véhicule aux pneus surdimensionnés, dévoilé en primeur à La Voix de l’Est, promet des performances inégalées en terrain difficile. Après des mois à peaufiner ses caractéristiques, l’équipe de Zeal Motor est enfin prête à ce que la bête se lance à l’assaut de contrées hostiles aux quatre coins du globe.

Le véhicule amphibie fait d’acier et de matériaux composites, dont le prix de départ oscille autour de 120 000 $ (US), est doté d’une impressionnante liste de caractéristiques. « Le Fat Truck est en quelque sorte l’extension d’un camion F-150 », a illustré Amine Khimjee, vice-président ventes et marketing. Outre sa garde au sol, son mode adaptatif au terrain lui permet de surmonter les reliefs accidentés pour accéder notamment aux oléoducs, gazoducs, parcs éoliens, lignes électriques et tours de télécommunication. Autre fait saillant, le véhicule de 4000 livres (à vide) offre une pression au sol extrêmement basse. On parle de 1,4 psi avec une charge de 2000 livres, précise l’entreprise.

La régulation automatique de la pression de ses imposants pneus lui permet d’affronter l’eau, la neige et la boue. De plus, question de joindre l’utile à l’agréable, l’équipe de Zeal Motor a intégré des portions coulissantes à même la grande surface vitrée du Fat Truck, offrant ainsi une bonne visibilité à 360 degrés. Une première dans ce créneau. L’habitacle peut être aménagé selon les besoins des clients. Plusieurs options sont disponibles, allant de l’air conditionné en passant par le treuil, la radio connectée (Bluetooth) jusqu’aux lumières directionnelles télécommandées. Le véhicule, capable de gravir ou descendre des pentes de 35 degrés, est propulsé par un moteur trois cylindres turbo diesel de 1,7 litre développant 40 chevaux. Ce dernier est couplé à une transmission hydrostatique. Il peut atteindre 40 km/h sur terre et 6 km/h sur l’eau. La décélération se fait par l’entremise du rouage d’entraînement. Des freins à disque immobilisent le véhicule, disponible en trois versions : avec une cabine fermée pouvant accueillir huit personnes, doté d’un caisson fixe ou d’une benne à bascule.

Marché international

Les cofondateurs de Zeal Motor sont trois ex-employés chevronnés de chez Prinoth. Il s’agit d’une multinationale établie à Granby spécialisée dans la production de véhicules à chenilles, entre autres pour le damage de pistes et sentiers puis pour la gestion de la végétation. Lorsqu’est venu le temps de définir l’ADN de l’entreprise, les initiateurs du projet n’ont laissé place à aucun compromis. « Tu ne peux pas être un fournisseur de véhicules industriels sans être de classe internationale. Ça prend un service optimal, une ingénierie de pointe et un marketing de premier plan. On est loin des bricoleurs qui s’amusent en fabricant des véhicules à la pièce », a indiqué le président de la compagnie.

À ce jour, cette niche est occupée par des véhicules principalement destinés au marché récréatif. Le Fat Truck n’a pour ainsi dire aucun compétiteur direct, a fait valoir Amine Khimjee. « Présentement, les entreprises se procurent des VTT (côte à côte) pour atteindre des sites difficiles d’accès. Mais, ce n’est pas du tout conçu pour des applications industrielles. On propose un véhicule offrant des performances et une durabilité à des années-lumière de ça. »

Le Canada, l’Australie, les pays scandinaves et les États-Unis sont les principaux marchés que compte percer Zeal Motor. Les produits de l’entreprise y seront distribués via un réseau de concessionnaires, spécialisés entre autres dans la machinerie lourde. En ce sens, des représentants de la jeune compagnie seront présents au salon international AED (Associated Equipment Distributors), qui aura lieu à Orlando du 4 au 7 février, afin de conclure de nouveaux partenariats d’affaires.

L’ambitieux projet, qui nécessite un investissement de départ avoisinant 1,5 million de dollars, devrait générer une quinzaine d’emplois d’ici deux ans. Si tout se déroule comme prévu, les premières unités sortiront en mars de l’usine d’assemblage, établie à même le quartier général de l’entreprise dans le parc scientifique de Bromont.

Source: La Voix de l’Est et Le Soleil 

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