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La pénurie de main-d’oeuvre frappe plus fort au Québec

Si on exclut quelques baisses, notamment en 2009 et en 2014, le taux de postes vacants augmente constamment au Québec depuis 2004. Il était alors de 2 %. Mais c’est surtout depuis le printemps 2017 qu’on note une accélération de la pénurie, avec un taux qui a grimpé en flèche, de 2,9 % à 4,1 %.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Le Québec a hérité d’une position de tête au Canada dont il se passerait bien : c’est ici que la pénurie de main-d’oeuvre est la plus criante. On compterait ainsi 117 700 postes vacants dans le secteur privé québécois, soit un taux de 4,1 %, alors que la moyenne canadienne est de 3,3 %, selon le tout dernier rapport de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

429 700

Nombre de postes vacants au Canada dans le secteur privé en septembre dernier, soit 3,3 % de la main-d’oeuvre totale, pour le troisième trimestre de 2018. « Le taux de postes vacants dépasse les records enregistrés avant la crise financière de 2008 », indique Simon Gaudreault, directeur principal de la recherche nationale à la FCEI. Le Québec arrive en tête, suivi de la Colombie-Britannique et de l’Ontario avec des taux respectifs de 3,7 % et 3,3 %. En nombre absolu, c’est en Ontario qu’on trouve le plus grand nombre de postes vacants, soit 167 900. À l’autre bout du spectre, c’est dans les provinces atlantiques, plus particulièrement à Terre-Neuve-et-Labrador et à l’Île-du-Prince-Édouard, qu’on manque le moins de main-d’oeuvre, avec des taux respectifs de 1,3 % et 1,5 %.

+ 2,6 %

Hausse moyenne de salaires prévue par les employeurs qui ont au moins un poste vacant, contre 1,7 % pour ceux qui n’en ont aucun.

UNE TENDANCE LOURDE

Si on exclut quelques baisses, notamment en 2009 et en 2014, le taux de postes vacants augmente constamment au Québec depuis 2004. Il était alors de 2 %. Mais c’est surtout depuis le printemps 2017 qu’on note une accélération de la pénurie, avec un taux qui a grimpé en flèche, de 2,9 % à 4,1 %.

À l’échelle canadienne, ce sont les entreprises comptant entre 5 et 19 employés qui sont les plus touchées, avec un taux de postes vacants de 4,9 %. En nombre absolu, ces petites entreprises ont 113 300 postes à pourvoir. La situation n’est pas rose non plus chez les entreprises comptant entre 1 et 4 employés, avec un taux de 4,5 %. Globalement, comme le relève la FCEI, la pénurie diminue avec la taille de l’entreprise : les entreprises comptant plus de 100 et 500 employés ont ainsi les taux de postes vacants les plus faibles, respectivement de 2,3 % et 2,4 %.

GARAGISTES ET NETTOYEURS

Le secteur le plus touché par la pénurie ? Celui des « services personnels », autrement dit des commerces de service comme les réparateurs en tous genres, les garagistes et les nettoyeurs, explique-t-on à la FCEI. Avec un taux de postes vacants de 4,8 %, ce secteur aurait besoin de 30 500 personnes à l’échelle canadienne. Les statistiques par province n’ont pas été compilées. Les secteurs de la construction (4,4 %) et des services professionnels et aux entreprises (3,8 %) sont également aux abois. « Les entreprises de ces secteurs ont tendance à être en moyenne plus petites que dans les autres secteurs, ce qui tire leur taux de postes vacants vers le haut », explique-t-on dans le rapport de la FCEI.

ET LES MOINS TOUCHÉS SONT...

Le secteur « information, arts et loisirs » est celui où le taux de postes vacants est le plus bas, à 1,8 %. Il ne s’agit pas d’une grande nouveauté, ce secteur offre très peu d’emplois libres depuis 2004, alors que le taux était encore plus bas, à 1,1 %. Le secteur « finance, assurances et services immobiliers » est lui aussi moins touché par la pénurie, avec un taux de 2,1 %.

MÉTHODOLOGIE

Les résultats de l’étude sont basés sur 2194 réponses recueillies au troisième trimestre de 2018, extraites d’un sondage mensuel mené par la FCEI auprès d’un échantillon aléatoire parmi ses 110 000 membres. Les réponses sont pondérées par province et par industrie selon les données de Statistique Canada.

source: LA PRESSE – 

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