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Les mesures américaines donnent du fil à retordre à Tuba et à Norbec

TUBA: phototèque Le Courrier 

source: Par: Jean-luc Lorry- Le Courrier de Saint-Hyacinthe 

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Les entreprises manufacturières Norbec de Saint-Hyacinthe et Tuba de Saint-Pie, toutes deux spécialisées dans la fabrication de produits métalliques, subissent la mise en place de tarifs douaniers imposés depuis huit mois par l’administration américaine.

Depuis le 1er juin 2018, les États-Unis exigent des tarifs de 25 % sur les importations d’acier canadien et de 10 % sur celles d’aluminium en provenance du Canada.

Dans la région, ces mesures donnent du fil à retordre aux dirigeants de Tuba et de Norbec.

« Nos achats d’acier se font au Canada et le prix marché est basé sur le prix de l’acier produit dans le Midwest américain. L’imposition de tarifs douaniers a créé une rareté sur le marché américain ayant pour conséquence une forte hausse des prix aux États-Unis. Nos prix canadiens ont donc suivi la même hausse, soit de l’ordre de 38 % en l’espace d’environ deux mois », indique Stéphane Morin, directeur de l’usine Norbec située dans le parc industriel Olivier-Chalifoux.

Le Groupe Norbec fabrique principalement des panneaux architecturaux isolants destinés à l’enveloppe d’édifices industriels.

Chez Tuba, l’acier et l’aluminium représentent des matières premières essentielles au bon fonctionnement des activités de l’entreprise. Celle-ci est spécialisée dans le cintrage à froid de pièces de métal en trois dimensions, principalement de forme tubulaire.

« Pour nous, l’un des effets des mesures américaines est la difficulté de s’approvisionner en acier en raison de ruptures de stock chez nos fournisseurs. Les tarifs douaniers exercent une pression sur le prix des matériaux », mentionne Guy Côté, président et directeur général de Tuba.

L’entreprise achète l’acier sous diverses formes auprès de distributeurs canadiens qui ont augmenté les prix de l’ordre de 30 %.

« Comme l’acier vient des États-Unis, l’ensemble de la chaîne de production est touché par ces barrières commerciales. Nos clients américains doivent composer avec une hausse significative du prix des produits transformés à notre usine », mentionne M. Côté.

Pour le moment, les nouveaux tarifs aux douanes n’ont pas eu pour conséquence la perte de clients.

Optimisme aux Affaires étrangères

De passage récemment à Saint-Hyacinthe pour annoncer un soutien financier d’Ottawa à cinq entreprises locales, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, s’est dite optimiste quant à la levée prochaine de ces barrières commerciales.

« Dernièrement, le premier ministre a eu une très bonne conversation avec le président américain au cours de laquelle a été abordé cet enjeu [des tarifs douaniers] », a indiqué Chrystia Freeland en entrevue au COURRIER lors d’une mêlée de presse.

Selon Radio-Canada, l’administration Trump invoque une disposition de sécurité nationale (rarement utilisée) pour imposer ces tarifs douaniers.

« Le nouveau président du comité sénatorial des finances, le sénateur [républicain] Chuck Grassley, pense qu’il sera nécessaire d’annuler les tarifs contre le Canada puisque cela fait partie du processus de ratification du nouvel ALENA », a souligné la ministre Freeland.

Fin novembre, les États-Unis, le Mexique et le Canada ont signé le nouveau traité de libre-échange. D’après Chrystia Freeland, cette entente devrait faciliter la demande du Canada de lever ces tarifs douaniers qui pénalisent l’industrie manufacturière au pays.

LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE- Jean Luc Lorry 

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