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L’humain au coeur de la transformation numérique

L’industrie 4.0, appelée également usine du futur ou quatrième révolution industrielle, se caractérise par une automatisation intelligente et par une intégration de nouvelles technologies à la chaîne de valeur de l’entreprise.

Il s’agit d’une transformation numérique qui bouleverse l’entreprise manufacturière en apportant des changements radicaux non seulement aux systèmes et processus, mais également aux modes de gestion, aux modèles d’affaires et à la main-d’œuvre.

Avec l’arrivée de l’industrie 4.0, les entreprises manufacturières feront face à de nombreux défis, d’où la nécessité de planifier cette transformation numérique. Les études et les rapports portant sur le sujet convergent quant à l’incontournable réalité à laquelle toutes les organisations, tant privées que publiques, auront à faire face, peu importe leur taille, leur secteur d’activité ou leurs établissements.

Le constat est implacable : elles ne pourront faire fi des évolutions technologiques. Tous les dirigeants et les personnes occupant un emploi seront touchés, à des moments et à des degrés divers. Pour certains, c’est l’emploi même qui est appelé à disparaître, pour d’autres c’est une partie du travail qui fera l’objet d’automatisation. Une étude du CEFRIO.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. et de l’Institut du Québec.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. va dans ce sens.

Les entreprises manufacturières doivent innover afin d’améliorer leur productivité, de demeurer concurrentielles et de gagner en efficacité.

Les défis de l’industrie 4.0 : formation de la main-d’œuvre et création de nouveaux emplois

L’industrie 4.0 a de nombreuses répercussions sur le monde du travail, la plupart desquelles n’avaient pas été mesurées.

Par exemple, les processus de production devront être repensés, et la main-d’œuvre adéquatement formée. Ceci nécessitera une adaptation des compétences et des métiers existants, voire l’émergence de nouvelles fonctions. Non seulement les travailleurs devront acquérir de nouvelles compétences, mais ils devront également adhérer aux changements, car les enjeux humains figurent au cœur de cette révolution industrielle. Les entreprises devront répondre à ces nouveaux défis du « monde numérique », et les ressources humaines représentent l’un des piliers indispensables pour y parvenir.

La Banque de développement du Canada (BDC) a réalisé, en 2017, un sondage auprès de quelque mille entrepreneurs canadiens.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.. Selon ce dernier, le manque de main-d’œuvre qualifiée (42 %) vient au 1er rang des difficultés qu’ils ont dû surmonter au moment de mettre en œuvre des technologies numériques, suivi des coûts excessifs (38 %), de l’incertitude entourant le rendement du capital investi (31 %) et de la résistance de leurs employés par rapport aux changements (31 %).

Avec l’industrie 4.0, de nouvelles compétences sont nécessaires

Le travail se transforme, les emplois se réinventent et les nouvelles compétences se multiplient. Selon un rapport publié par le Forum économique mondial, The Future of Jobs 2016.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., 65 % des enfants qui fréquentent aujourd’hui l’école primaire occuperont, dans l’avenir, des emplois qui n’existent pas encore. Les connaissances informatiques deviendront incontournables.

Les compétences qui gagneront en importance sont :

  • la capacité d’innovation;
  • la résolution de problèmes complexes;
  • l’analyse de données;
  • la sécurité des actifs informationnels;
  • la capacité d’adaptation.

De plus, la main-d’œuvre 4.0 nécessite une certaine expertise, notamment concernant :

  • l’Internet des objets;
  • la science des données;
  • la programmation;
  • l’intelligence artificielle;
  • la robotique;
  • l’automatisation.

Miser sur la formation

La revue RH1 présente les grands constats tirés d’une étude faite par le Manufacturing Institute et Deloitte, et fait ressortir l’importance pour les fabricants canadiens de miser sur la formation interne et le développement professionnel. On y propose également la « création de systèmes intégrés de formation, soit différentes pratiques qui viendraient bonifier les formations internes formelles. Pensons, entre autres, ici au partage de connaissances entre pairs, à l’accompagnement et au mentorat, à la formation informelle, au suivi de performance habituel ainsi qu’à l’autoapprentissage ».

Toute stratégie en matière de gestion des ressources humaines consiste à investir dans le perfectionnement des employés en place et à miser sur la relève et le dynamisme lors de l’embauche.

Les dirigeants doivent, par exemple, préparer les employés à interagir avec les machines intelligentes, car la complexité du travail va s’accroître et le contenu évoluera en permanence. La formation continue des employés et des dirigeants à la prise de décision et à la résolution de problèmes ainsi que le renforcement des compétences informatiques et organisationnelles doivent constituer des priorités. De la même façon que les processus de production, le travail deviendra moins standardisé et nécessitera une réflexion permanente. Les entreprises doivent investir dès maintenant dans l’acquisition de compétences numériques :

  • en saisissant toutes les occasions pour s’informer, entre autres, auprès des regroupements d’entreprises et du gouvernement;
  • en participant aux foires ou aux colloques;
  • en visualisant les webinaires 4.0, organisés par le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation.

Il importe également de faire appel à la collaboration des employés et d’échanger avec eux sur la situation de l’entreprise et sur des projets en matière de transformation numérique. C’est notamment de cette manière que vous pourrez miser sur le potentiel existant au sein de votre entreprise, mobiliser votre personnel et le responsabiliser par rapport à l’amélioration de ses compétences.

En conclusion, l’avènement de l’industrie 4.0 nécessite des capacités d’analyse, d’innovation et d’adaptation afin de répondre aux changements complexes du travail impliquant les relations humaines, les technologies et les données.

Passer à l’industrie 4.0, c’est se donner l’infrastructure, les moyens et les capacités pour innover, être compétitif, saisir les occasions d’affaires et prospérer. Il est donc urgent que les PME manufacturières du Québec fassent le saut vers l’usine du futur pour se positionner sur le marché, attirer de nouvelles compétences et créer de nouveaux emplois.

Pour en connaître plus sur la transformation numérique, consultez :

À propos Bianca Battistini

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