vendredi , octobre 19 2018
Accueil / Actualités / L’humain, main dans la main, avec les robots?

L’humain, main dans la main, avec les robots?

L’automatisation, la robotisation et l’intelligence artificielle bouleverseront les modèles d’affaires des entreprises. Mais quelle place les robots laisseront-ils à leurs collègues humains ? 

« On parle beaucoup de l’impact de la transformation numérique sur le futur de l’emploi et plusieurs craignent que les gens soient remplacés par des machines, observe Cédric Combey, vice-président des ventes Amériques de Linkbynet, une entreprise de services en infonuagique et en sécurité informatique. Mais l’humain, au contraire, restera au cœur de cette transformation numérique. »

  1. Combey et son collègue Julien Trassard, directeur Amérique du Nord, présenteront une conférence sur ce sujet lors de  Connexion, le salon de la transformation numérique, une initiative du journal Les Affaires. Cet événement, présenté par TELUS Affaires en collaboration avec Linkbynet, aura lieu les 18 et 19 avril prochain à Montréal.

« Les entreprises qui ont entamé le virage vers la transformation numérique ont créé plus d’emplois qu’elles en ont supprimés, souligne Cédric Combey. Elles auront toujours besoin de travailleurs. Les métiers, toutefois, devront évoluer. »

Le conférencier admet que certains métiers disparaîtront.  D’ailleurs l’Institut du Québec vient de publier l’étude Automatisation, nouveaux modèles d’affaires et emploi selon laquelle 1,4 million de travailleurs québécois seront touchés d’une façon ou d’une autre par cette révolution technologique (chômage, nouvelles tâches, besoins de formation, etc.). Sans surprise, ce sont les métiers et les services professionnels impliquant des tâches répétitives qui écoperont le plus.

Évoluer avec les robots

Comme ces changements sont inévitables, il faut regarder en avant et mettre l’accent sur les répercussions positives de la révolution numérique, plaide Cédric Combey. « Les emplois seront plus stimulants, les entreprises gagneront en productivité et en qualité et les services publics aussi. Pensons au système de santé, par exemple. Avec l’intelligence artificielle, il est possible maintenant d’analyser très rapidement un grand nombre de radiographies et d’images médicales, ce qui accélère les diagnostics. »

De nouveaux emplois apparaîtront aussi. « Il n’y a pas si longtemps, personne n’avait entendu parler du travail d’analyste de données, poursuit-il. Aujourd’hui, c’est un métier en pleine expansion où la demande de main-d’œuvre est importante. » 

Cédric Combey donne aussi l’exemple des nanorobots, certains assez petits pour circuler dans le réseau sanguin. « Il faut des gens pour les concevoir, ces nanorobots. Et d’autres pour travailler au développement de toutes sortes de nouveaux matériaux. »

Le rapport de l’Institut du Québec, un organisme de recherche créé par HEC Montréal et le Conference Board du Canada, fait état pour sa part de réparateurs de robots domestiques, de systèmes de domotiques, de systèmes de télématique pour véhicules autonomes ; de techniciens en capteurs ou en drones ; de superviseurs en systèmes automatisés.

Sans compter que la révolution numérique entraîne dans son sillage « des besoins colossaux de main-d’œuvre en sécurité informatique », ajoute le cadre de Linkbynet.

« Il y a 15 ans, on se dotait d’un antivirus et ça s’arrêtait là. Mais avec les mégadonnées, les enjeux en sécurité informatique sont plus importants que jamais. Prenez les failles de sécurité Spectre et Metldown, découvertes récemment par un chercheur en cybersécurité. Ces failles informatiques sont présentes dans tous les processeurs d’Intel et d’AMD. Ça veut dire que des millions d’ordinateurs et de téléphones cellulaires sont vulnérables. Il en faut des gens qui proposent aux entreprises des correctifs et qui les accompagnent dans tout cela. » Bref, la sécurité informatique fera travailler beaucoup de monde !

« Les entreprises auront toujours besoin de travailleurs, mais ceux-ci feront des métiers qui dans certains cas n’existent pas encore », conclut Cédric Combey. Reste maintenant à trouver des façons de favoriser l’acquisition des nouvelles compétences requises par la transformation du monde du travail.

source: Article complet ici  les AFFAIRES 

Voir aussi

Le nouvel accord sur le libre-échange bien accueilli chez Groupe Soucy

source: TVA en DIRECT  Chez Groupe Soucy de Drummondville, on a poussé un soupir de …