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Pénurie de main-d’œuvre : aux problèmes nouveaux, des solutions nouvelles

« Comme tous les employés de Précigrafik, Julie Sage peut amener sa poche de linge sale au travail et repartir avec du linge propre »
Photo: Spectre Média, René Marquis
« Nous embauchons. » Des mots qui se multiplient sur la façade des entreprises, sur leurs camions qui circulent sur la route. « Pénurie de main-d’œuvre. » Des mots qui sont sur les lèvres de tous les employeurs. Le phénomène s’aggrave et donne du fil à retordre aux recruteurs de talents. Les initiatives se multiplient pour attirer et retenir les ressources humaines au sein des organisations. Les entreprises qui ont un gym dans leurs installations ne sont plus des exceptions. Des employeurs qui offraient par le passé le salaire minimum haussent maintenant les enchères. D’autres mettent sur pied des systèmes de récompenses. La Tribune a fait un tour d’horizon pour voir ce qui se faisait sur le territoire estrien.

Faciliter la vie des employés : quand la lessive se fait sur les heures d’ouvrage

Précigrafik a fait remplir un sondage à ses employés pour leur demander quels étaient les plus importants irritants de leur quotidien. Faire l’épicerie et la lessive était au sommet. Des ententes ont été conclues pour faciliter ces tâches.

Les employés peuvent apporter leur sac de linge sale au boulot. Un nettoyeur passera et leur rapportera le tout lavé et plié. « Le nettoyeur passe deux fois par semaine, les mardis et jeudis. Les vêtements sont apportés par le fournisseur lors d’une visite et remis aux employés lors de la suivante. Les coûts sont les mêmes qu’en boutique pour le nettoyeur à sec et d’environ 15 $ par poche de vêtements », explique la directrice stratégique Lauréanne Houde-Blais, ajoutant que le service de buanderie a été demandé, entre autres, par les employés ayant plusieurs enfants. « Peu d’employés l’utilisent chaque semaine, sa popularité est plus grande lors de période où le nombre d’heures supplémentaires est élevé », ajoute-t-elle.

Les employés peuvent également faire leur commande d’épicerie en ligne avec les services offerts par les fournisseurs. « Leur épicerie est livrée à nos bureaux en fin de journée. Les réfrigérateurs, aussi utilisés pour les boites à lunch dans notre casse-croûte, sont disponibles pour les sacs d’épicerie », note Mme Houde-Blais.

Avec la même idée d’améliorer le quotidien de ses employés, l’entreprise Les Aciers Orford a aménagé à même les locaux de l’entreprise un centre de la petite enfance, une première en Estrie. Dès avril 2019, les employés d’Acier Orford auront la chance de faire garder leurs enfants entre les murs de la compagnie, dans cette garderie de 21 places gérée par le CPE Jardin D.A.M.I.S. Les avantages : moins de transport et plus de temps avec les tout-petits.

Former sa propre main-d’œuvre : Une école dans l’entreprise

Le Prohon a créé sa propre école, l’Académie Le Prohon, afin de former à l’interne sa main-d’œuvre. Ce qui était auparavant appelé la période de probation au sein de l’entreprise est désormais baptisé la période d’intégration. « Tous les nouveaux employés sont à l’Académie Le Prohon pour au moins trois mois. L’Académie a été fondée il y a environ cinq ans. Au départ, c’était surtout pour former nos employés de terrain, soit nos frigoristes et nos ferblantiers qui arrivent souvent à 17 ans avec un DEP de 1800 heures ou même aucune formation dans le cas des ferblantiers. On a élargi les programmes au cours des années. En plus de l’intégration, il y a aussi le volet développement et perfectionnement. Et alors qu’on s’attardait surtout au savoir-faire au départ, on a ajouté des formations sur le savoir-être », souligne la directrice générale Véronique Le Prohon, précisant que les formations sont souvent pratiques et que le parrainage est encouragé pour favoriser le transfert de connaissance entre les plus expérimentés et les plus jeunes.

Travailler moins pour le même salaire : moins d’heures de boulot ou une augmentation?

SherWeb a récemment offert à ses employés du département de développement de produits de réduire leurs heures de travail à 35 heures hebdomadaires plutôt que 40 et garder le même salaire. Ou poursuivre avec des horaires de travail de 40 heures par semaine et avoir une augmentation de salaire.

Transfomer des postes à temps plein en postes à temps partiel : augmenter le bassin d’employés potentiels

Cooper Standard a transformé des postes qui étaient par le passé à temps plein pour des postes à temps partiel. Ainsi le bassin d’employés potentiels est plus grand puisque ces postes sont maintenant accessibles aux étudiants. Des postes intéressants pour ses derniers puisqu’ils sont bien payés. Souvent mieux que les emplois étudiants qui sont souvent à salaire minimum.

Embauche d’immigrants : S’il n’y en a pas ici, allons voir ailleurs

Logiflex, Sherbrooke OEM, BHS Composites, Industries G.E. Gilbert et Verbom sont des exemples d’employeurs qui ont eu recours à l’embauche d’immigrants pour combler des postes vacants. L’entreprise Verbom s’est notamment tournée vers l’international pour combler ses besoins, plus spécifiquement vers les Philippines. Aujourd’hui, sur les 300 employés qui travaillent dans les deux usines de Verbom, 17 ont été recrutés aux Philippines et l’entreprise accueillera prochainement deux employés du Mexique. « Le succès de l’intégration repose sur l’accueil et le soutien que nos employés ont offert aux nouveaux arrivants de même que l’implication de la communauté », précise le copropriétaire de l’entreprise Nicolas Bombardier. Merkur, Dostie et La Cartoucherie ont aussi participé à des missions internationales pour recruter de la main-d’œuvre.

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https://www.latribune.ca/affaires/penurie-de-main-duvre–aux-problemes-nouveaux-des-solutions-nouvelles-4b8ad06ae7937adf230b57a51affb184 

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