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«Pour que ça fonctionne, la décision d’aller à l’international doit venir de la direction», croit Lise Déziel, PDG de Cordé électrique.

Source: Jean-François Venne- Les Affaires 

Cela peut sembler évident, mais c’est pourtant loin de l’être. Il n’est pas rare qu’une entreprise délègue le projet d’expansion international à un responsable, puis s’en lave plus ou moins les mains par la suite. Cela peut venir du fait que la haute direction est trop prise par le quotidien ou encore du fait que le projet ne rapporte pas de revenu à court terme. C’est plus souvent le cas dans les entreprises un peu plus grosses. Et c’est généralement une erreur.

«Aller à l’international est un geste transformationnel pour une entreprise. L’engagement de la direction est donc crucial, avance Charles Douville, premier vice-président et responsable en chef des services aux entreprises pour le Québec de la Banque HSBC Canada. Elle n’est pas obligée d’exécuter chaque détail du plan, mais elle doit surveiller la progression, aider à surmonter les obstacles, et approuver les ressources financières et humaines.»

D’autant qu’il y a un risque à confier cette responsabilité à quelqu’un qui peut partir du jour au lendemain, emportant avec lui l’expertise qu’il a développée.

«Développer un marché exige beaucoup d’efforts et d’argent, et l’augmentation des ventes ne se voit pas nécessairement rapidement, donc la direction doit être convaincue qu’il y aura un rendement de l’investissement à moyen terme», souligne Michel Brouillette, directeur de Capital intelligent Mtl à PME MTL.

Cet engagement doit venir dès l’étape de la planification. Pourquoi l’entreprise veut-elle aller à l’international ? Cela ne doit pas être une fin en soi, mais un moyen pour atteindre des objectifs de croissance et de développement de l’entreprise. La vision que la haute direction a de la mission de l’entreprise doit s’incarner dans ce projet et être communiquée à l’ensemble des employés.

Une fois la décision prise, «il faut se donner les moyens de réussir et les donner aussi à ses employés, martèle Laura Boivin, présidente de Fumoir Grizzly. L’engagement va au-delà des mots, il faut poser des gestes concrets.» Elle conseille de ne pas hésiter à embaucher un consultant externe pour se faire conseiller.

Défis : Dépassement des exigences du quotidien pour s’engager dans un projet qui ne rapportera qu’à moyen ou à long terme.
Solutions : Se faire accompagner par une ressource externe, harmoniser le projet avec la mission de l’entreprise, faire preuve de patience.

Source: Jean-François Venne- Les Affaires 

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