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Supermétal se tourne vers les immigrants

Martin Lafrance, dir. des ressources humaines chez Supermétal
Devant la rareté de la main-d’œuvre, l’entreprise Supermétal se tourne de plus en plus vers des employés issus de l’immigration.

« Dans le contexte, c’est extrêmement difficile de combler les postes au sein de notre entreprise et augmenter notre force de travail », affirme Martin Lafrance, directeur des ressources humaines chez Supermétal.

« Peu de jeunes sortent des écoles et la compétition entre les entreprises est importante, reprend-il. Il y a une panoplie de bons candidats dans le monde avec une expérience spécifique dans le domaine dans lequel nous œuvrons », lance-t-il.

L’entreprise est présentement en attente de 20 employés provenant des Philippines. De ce nombre, 12 travailleront dans l’usine de Sherbrooke, les autres irones à l’autre usine, située à Lévis.

En plus d’offrir une force de travail plus imposante, l’arrivée d’employés de provenance étrangère à plusieurs effets positifs sur l’ambiance de travail au sein de l’usine.

Depuis plus de huit mois, l’usine de Lévis compte sur quatre Philippins et tout se passe bien selon M. Lafrance.

« Les employés qui travaillent avec eux se font un devoir de bien les intégrer. Ils ont un effet rayonnant sur l’équipe. Ce sont des travaillants et ça joue positivement sur tous. Il y a même un employé qui les a amenés voir un match de baseball », avance-t-il.

Cycle des contrats

Un enjeu que l’entreprise doit affronter est celui du cycle entre l’obtention de contrats et le nombre d’employés dans les usines. Présentement c’est l’ampleur des contrats qui influence le nombre d’employés que Supermétal doit avoir à sa disposition. À long terme c’est quelque chose qui peut devenir un problème, selon M. Lafrance.

« Si on termine un contrat et qu’on doit couper sur des postes, ce sont les employés venus de l’étranger qui doivent quitter. La loi ne nous permet même pas de les transférer à une autre entreprise », déplore-t-il.

À la lumière de cette situation, M. Lafrance estime qu’il pourrait être intéressant de voir apparaître une association coopérative entre plusieurs usines œuvrant dans le domaine des structures d’acier.

« Ça permettrait aux nouveaux arrivants de ne pas devoir se retrouver sans emplois et ultimement risquer de devoir quitter le pays », indique-t-il.

Les prochains jours seront déterminants pour l’entreprise québécoise, alors que le sommet du G7 apportera des réponses aux multiples questionnements engendrés par les propos du président américain vis-à-vis l’accord trilatéral entre les trois grandes nations d’Amérique du Nord.

« Notre président suit la situation de très près. Ce que le président Trump souhaite mettre en place occasionnerait un blocage du marché avec les États-Unis. Il est certain qu’on va devoir réagir promptement si un tel scénario se produit », raconte-t-il.

Rappelons qu’une grande partie des achats de Supermétal se font avec des entreprises américaines.

source:  La Tribune 

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