dimanche , décembre 16 2018
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« 85% des métiers de 2030 n’existent pas aujourd’hui » #IA

Comment collaboreront humains et machines dans le travail de demain ?

Avec le développement de l’IA, de plus en plus d’acteurs s’accordent à dire que l’Homme devra collaborer avec la machine. Mais quels seront les termes de cette nouvelle relation ?

Et si l’entrée de l’IA dans l’entreprise n’était pas une fatalité ? Pour mieux penser le futur de l’entreprise digitale de demain, peut-être faut-il d’abord clarifier les termes du débat. Tour à tour mystifiée et personnifié au point d’être mis à l’égal de l’Homme, l’IA est servie à toutes les sauces. Mais attention à l’indigestion !

En effet, il convient toujours de rappeler que les intelligences artificielles ne sont que des outils algorithmiques pilotés par les humains. Ils relèvent donc de stratégies rationnelles de gouvernance économique et sociale. Il faut bien comprendre que l’IA fera ce que l’on voudra qu’elle fasse et que les décisionnaires devront élaborer des stratégies respectueuses du travail humain. Dans ce cadre, penser une relation de l’Homme à la machine, ou mieux, une collaboration de travail entre les deux, relèverait du mythe. L’Homme ne peut être mis sur un même pied d’égalité, dans sa force de travail comme dans sa condition, avec un programme informatique.

Cela étant dit, tout porte à croire que l’IA transformera le monde du travail dans le bon sens : celui de l’épanouissement des collaborateurs et de la valorisation du sens des activités de l’entreprise. Si bien sûr on le décide. Et c’est là le principal enjeu aujourd’hui pour les dirigeants. D’ailleurs, d’après l’étude 2018 sur la collaboration Homme-machines menée par Dell, pour 93% des entreprises françaises, la réussite de la transformation digitale de leur activité en 2030 n’est pas sans contraintes et difficultés. Elles sont 63% à placer le manque de vision et de stratégie comme barrière principale à leur succès. Un chiffre talonné à hauteur de 56% par le manque de préparation de leurs employés. Deux chiffres complémentaires : sans les talents nécessaires à la transformation, pas de stratégie d’avenir et inversement. Des résultats supportés par l’idée que 85% des métiers de 2030 n’existent pas aujourd’hui. Alors il ne reste plus qu’à l’entreprise et à ses organes de direction de donner leur vision du monde de demain, celui dans lequel vivrons leurs enfants, nos enfants.

article sur l’ATELIER PAR THÉO ROUX 

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