mercredi , décembre 19 2018
Accueil / Actualités / Intelligence artificielle: saurez-vous être une entreprise responsable? Entrevue avec Me Éric Lavallée, LAVERY

Intelligence artificielle: saurez-vous être une entreprise responsable? Entrevue avec Me Éric Lavallée, LAVERY

Article Journal les Affaires

Notre partenaire corporatif la firme Lavery Avocats a développé un laboratoire juridique sur l’intelligence artificielle.  Voici donc cet article du Journal les Affaires et le 8 mai prochaine Me Éric Lavallée sera l’un des invités lors de l’événement organisé par Les Affaires. (édimestre BB) 

Comment faire pour que les projets d’intelligence artificielle de votre entreprise se développent de façon responsable ? Quelles sont vos obligations et vos implications juridiques en matière d’IA ? Quel serait l’impact d’un système d’intelligence artificielle discriminatoire sur l’image de votre entreprise ?

Toutes ces questions (et bien d’autres) ont incité la firme Lavery Avocats à développer, il y a un an, le Laboratoire juridique sur l’intelligence artificielle (L3IA). « L’intelligence artificielle vient modifier notre interaction avec les machines. Et cette modification n’est pas sans entraîner certains enjeux pour les entreprises », soutient l’avocat Eric Lavallée qui est responsable du L3IA chez Lavery Avocats. Eric Lavallée sera l’un des invités lors de la conférence Intelligence artificielle présentée par les Événements Les Affaires, le 8 mai prochain, à Montréal.

« Regardez ce qui arrive à Facebook », souligne l’avocat. Le récent scandale des manœuvres de Cambridge Analytica qui a récupéré les données personnelles de 50 millions d’utilisateurs de Facebook se veut un exemple où une entreprise a fait une utilisation inappropriée de l’intelligence artificielle, explique-t-il. Cette société a franchi des limites qui ont eu pour elle et pour Facebook, de sérieuses conséquences, ajoute-t-il.

C’est quoi au juste le L3IA ?

Le nouveau laboratoire de Lavery, explique l’avocat, se veut un outil pour aider les clients de la firme à bien se comporter avec les nouvelles technologies auxquelles ils ont accès. À l’exception des règles sur l’utilisation des renseignements personnels des gens, il n’existe aucune loi en Amérique du Nord sur l’usage des systèmes d’intelligence artificielle au sein des entreprises.

« Nos clients nous posaient de plus en plus de questions sur l’IA. Comment doivent-ils se comporter ? Jusqu’où peuvent-ils utiliser un logiciel ? Quelles sont leurs responsabilités professionnelles en matière de la protection des renseignements personnels ? Quelles sont les conséquences de leurs décisions et stratégies d’affaires sur leur clientèle? En collaboration avec des chercheurs universitaires, nous avons donc créé ce laboratoire virtuel. Composé également d’une douzaine d’avocats experts dans plusieurs domaines, cet outil nous permet de mieux vulgariser le concept de l’IA et d’offrir les meilleurs conseils juridiques à notre clientèle », indique ce spécialiste en droit qui détient aussi un doctorat en génie électrique.

Gare à la discrimination

L’avocat met d’ailleurs en garde les entreprises face aux risques d’un système d’intelligence artificielle discriminatoire. « Le principe de l’intelligence artificielle repose sur de vastes quantités données que l’humain transmet à la machine. Or, il est important que ce Big Data soit transmis correctement. Qui dans l’entreprise est responsable de l’entrée de ces données ? Un système d’intelligence artificielle auquel on soumet des données biaisées risque de prendre des décisions erronées qui pourraient avoir des conséquences néfastes au point de vue humain, économique et opérationnel pour l’entreprise », soutient le conférencier Eric Lavallée.

Il cite en exemple un concours de beauté aux États-Unis lors duquel les organisateurs souhaitaient s’en remettre à un système d’intelligence artificielle pour sélectionner la grande gagnante. « Il fallait qu’une personne désignée entre les données dans le système -soit des milliers de photos de beaux visages-, pour que la machine puisse éventuellement reconnaître la beauté parmi les candidates. Lors du concours, le système a accordé presque exclusivement des prix à des candidates d’apparence caucasienne … »

Article au complet dans le journal LES AFFAIRES ICI ( …) 

Voir aussi

« L’angle mort » de François Legault sur la main-d’œuvre

Deux techniciens analysent des données dans une pièce remplie de serveurs. Photo: iStock / gorodenkoff …