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« Pour réussir le virage 4.0 des manufacturiers, Québec devra réformer en profondeur sa stratégie » Centre sur la productivité et la prospérité

« Pour réussir le virage 4.0 des manufacturiers, Québec devra réformer en profondeur sa stratégie » Centre sur la productivité et la prospérité

Revue de presse:  10 septembre- Centre sur la productivité et la prospérité Fondation Walter J. Somers

Tiré du site web section nouvelles:

https://cpp.hec.ca/pour-reussir-le-virage-4-0-des-manufacturiers-quebec-devra-reformer-en-profondeur-sa-strategie/ 

Malgré les milliards de dollars que le gouvernement du Québec a investis au cours des dix dernières années pour accélérer la transition numérique, les manufacturiers n’ont toujours pas pris le virage 4.0. Voilà le principal constat qui se dégage du plus récent rapport publié par le Centre sur la productivité et la prospérité – Fondation Walter J. Somers (CPP). « Ce constat est d’autant plus préoccupant dans un contexte où ces piliers économiques souffrent déjà d’un important problème de productivité, déplore Robert Gagné, directeur du CPP. Ainsi, notre analyse ne révèle pas seulement que les mesures proposées –majoritairement sous forme de crédits d’impôt – n’atteignent pas leurs cibles; elle démontre aussi que le système d’aide au développement économique mis en place par l’État québécois n’est plus en adéquation avec les besoins des entreprises.

« Par conséquent, le gouvernement actuel a tout intérêt à revoir en profondeur sa stratégie, s’il veut réussir le virage technologique auquel il aspire. »

Dans un premier temps, l’étude du CPP explique pourquoi l’activité manufacturière a chuté prématurément au Québec au début des années 2000. En ayant d’abord et avant tout misé sur la dépréciation de la devise canadienne pour accroitre leurs exportations auprès de leur principal marché, les États-Unis, les entreprises manufacturières ont considérablement augmenté leur vulnérabilité face aux fluctuations du taux de change en éludant l’enjeu de la compétitivité. Lorsque la devise canadienne s’est appréciée, l’avantage commercial détenu en sol américain s’est estompé et, faute d’une résilience adéquate, les exportations québécoises vers les États-Unis ont chuté. Déjà fragilisé par l’éclatement de la bulle technologique, le secteur manufacturier s’est alors enlisé. N’ayant pas appris de leurs erreurs, les entreprises n’ont pas procédé aux investissements nécessaires à leur relance au cours des années qui ont suivi et il aura fallu attendre que le dollar canadien se déprécie à nouveau face à la devise américaine, à compter de 2013, pour qu’une reprise se matérialise.

Dans un tel contexte, il devient impératif de prémunir le secteur manufacturier contre cette dépendance aux taux de change en amorçant le virage 4.0, c’est-à-dire en incitant les entreprises manufacturières à investir dans l’automatisation intelligente et l’intégration de nouvelles technologies pour améliorer leur compétitivité.

Mais la partie ne semble pas gagnée d’avance. « En recoupant les réponses de deux enquêtes sur l’innovation réalisées par Statistique Canada auprès des manufacturières, nous avons constaté qu’au Québec, les petites entreprises investissent non seulement peu dans les technologies de pointe en raison de leur coût mais qu’elles ne les jugent pas nécessaires à la poursuite de leurs activités », précise Robert Gagné. De plus, des enjeux de capital humain constituent également des obstacles à l’adoption de ces nouvelles façons de faire : résistance au changement, manque de formation et difficulté à recruter des experts qualifiés.

Quelques recommandations

À la lumière de ces résultats, une évidence s’impose : le gouvernement actuel a beau nourrir de grandes ambitions pour favoriser la transition numérique, si les entreprises n’y adhèrent pas, tous ses efforts vont demeurer vains.

Selon les chercheurs du CPP, la solution la plus efficace consisterait à relâcher le filet social corporatif déployé depuis la fin des années 1990 de manière à générer la marge de manœuvre nécessaire pour réduire la charge fiscale de toutes les entreprises. À court terme, deux mesures concrètes pourraient déjà être envisagées :

  • Accorder aux petites entreprises manufacturières une exemption totale de la cotisation au Fonds des services de santé – communément désignée comme la taxe sur la masse salariale. Plutôt que de chercher à réduire le fardeau fiscal des entreprises qui souscrivent aux conditions des mesures d’aide fiscale qu’il propose, le gouvernement parviendrait ainsi à fournir des liquidités à l’ensemble des petites entreprises de la province pour qu’elles investissent, innovent et se modernisent. Pour équilibrer les pertes de rentrées fiscales, le gouvernement pourrait réduire le taux du crédit à la recherche scientifique et au développement expérimental, de loin le plus généreux au Canada, et éliminer la remboursabilité du crédit.
  • Réformer le crédit à l’investissement relatif au matériel de fabrication et de transformation en ciblant spécifiquement les entreprises manufacturières et les investissements en technologies de pointe, en éliminant le caractère géographique du crédit et en rehaussant les taux. Le gouvernement fournirait ainsi un véritable incitatif aux entreprises en éliminant un des principaux obstacles à l’intégration des technologies de pointe : le coût. Si, par ailleurs, l’État souhaite appuyer les régions éloignées pour compenser des coûts d’opération plus élevés, il serait préférable de recourir à l’aide directe de manière à en évaluer périodiquement les résultats.

« À plus long terme, un examen approfondi des nombreuses mesures d’aide proposées par l’État québécois devrait lui permettre d’intervenir plus efficacement en éliminant les trois tendances de fond qui menacent actuellement la cohérence de son plan d’action : la sédimentation, le chevauchement et le saupoudrage de ces programmes d’aide », conclut Robert Gagné.


Pour en savoir davantage : Deslauriers, Jonathan, Robert Gagné et Jonathan Paré, Manufacturier 4.0 : dynamiser l’activité manufacturière au Québec, Centre sur la productivité et la prospérité (CPP) – Fondation Walter J. Somers, HEC Montréal, Septembre 2019

 

Se démarquer dans son domaine et comme employeur- Dunin Technologie Mérite Estrien

Se démarquer dans son domaine et comme employeur- Dunin Technologie Mérite Estrien

Dans un discret édifice à bureaux au coin des rues Alexandre et Aberdeen, à Sherbrooke, la trentaine d’employés de Dunin Technologie planchent sur des produits informatiques basés sur l’intelligence artificielle. Derrière les ordinateurs se trouvent une grande proportion de personnes immigrantes ou vivant avec le syndrome d’Asperger. Celles-ci seraient la clé du succès de l’entreprise, selon le président Serge Dumoulin, qui a vu sa compagnie être récompensée aussi bien sur le plan de l’innovation qu’à titre d’employeur remarquable.

C’est d’ailleurs sous la pulsion d’une passion peut-être un peu trop candide qu’il a cofondé Dunin Technologie avec son frère en 1988. « On ne faisait pas grand-chose avec, au début. On était “vert”, jeune, et on pensait que ce serait simple! » se souvient en riant le président qui, à l’époque, était encore au baccalauréat, en mathématiques et informatique.

Il a par la suite amorcé une maîtrise dont il n’a toutefois jamais déposé le mémoire, car il a préféré garder la propriété de l’idée qu’il avait développée, une technologie faisant appel à la théorie des langages, afin de l’exploiter dans son entreprise.

Avec cet outil, son frère et lui ont créé des produits informatiques servant à la production manufacturière sur mesure grâce à l’intelligence artificielle. Ces systèmes agissent comme un ingénieur virtuel qui crée les plans d’un produit jusqu’alors inexistant, comme une armoire de forme ou de taille particulières, et qui formule ensuite les instructions de fabrication pour les robots manufacturiers, tout en estimant le coût de l’objet qui en résulte.

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Un chef de file de l’acier reçoit près de 900 000 $

Un chef de file de l’acier reçoit près de 900 000 $

Rougemont (revue de presse- La Voix de l’Est)

Une aide de 896 000 $ pour Le Matériel Industriel

— PHOTO ALAIN DION
Michel Sornin, président et directeur général de l’entreprise rougemontoise Le Matériel Industriel, et Pierre Breton, député fédéral de Shefford

ROUGEMONT — Figure de proue dans le domaine de la transformation du métal en feuilles, l’entreprise rougemontoise Le Matériel Industriel (LMI) a reçu 895905$ de la part du gouvernement fédéral.

« Ce montant nous permettra d’accélérer le processus de modernisation de nos équipements en vue d’avancer vers le futur, soit le 4.0 », explique Michel Sornin, président et directeur général de LMI, lors de l’annonce faite jeudi matin aux côtés notamment de Pierre Breton, député fédéral de Shefford.

Cette aide non remboursable permettra également à l’entreprise d’améliorer sa compétitivité, d’accroître ses parts de marché et de maintenir, voire d’augmenter, ses effectifs, selon M. Sornin.

Parmi les nombreux projets qui pourront éclore grâce à ce soutien financier, un nouveau robot sera affecté ces prochaines semaines à une tâche très répétitive. Il s’agira pour « Charlot » — c’est le nom que les employés lui ont donné — de placer des feuilles de métal sous la presse pour les plier. « La personne qui fait actuellement cela effectue la même opération 3000 fois par jour », explique le PDG. Celle-ci pourra bientôt s’occuper d’opérations plus valorisantes.

Un « poussoir de matériel » est un autre équipement qui pourra être concrétisé grâce à ses dollars. Adapté aux différents produits standards usinés à Rougemont, ce poussoir évitera aux employés de nombreux mouvements répétitifs.

Troisième exemple concret en lien avec cette subvention, la machine à gaines (communément appelée machine « à

duct »), élément clé de la production de conduites rectangulaires en acier utilisées dans le secteur de la ventilation et du chauffage, verra son ergonomie et sa rapidité améliorées.

L’entreprise spécialisée dans la seconde transformation de l’acier fabrique 15 000 produits différents à son usine située sur La GrandeCaroline ; ceux-ci sont destinés principalement aux industries papetière, minière et maritime.

UN GROS JOUEUR

Dans l’industrie québécoise de l’acier, LMI est un acteur incontournable. L’entreprise, qui compte 80 employés, transforme près de 3000 tonnes de métal par année.

« Dans le métal en feuilles, on est les plus gros au Québec », avance le chef de cette entreprise dont le chiffre d’affaires annuel dépasse les dix millions de dollars.

LMI se fournit en acier canadien exclusivement, principalement d’une aciérie située à Hamilton, en Ontario.

Les entreprises d’ici n’ont donc pas été affectées par l’imposition des tarifs douaniers américains, en 2018. « Cela ne nous a pas affectés », confirme M. Sornin, alors que 80 % du marché de LMI est au Québec, la compagnie faisant aussi affaire avec l’Ontario et les Maritimes.

L’annonce de jeudi matin à Rougemont s’ajoute à celles concernant deux autres entreprises de la région spécialisées dans l’acier. Le 20 août dernier, la compagnie Verbom, de Valcourt, avait reçu un montant équivalent. Le mois dernier, Normandin, de SaintValérien-de-Milton, partait le bal avec un peu plus de 800 000 $ de subvention.

Ces aides financières s’inscrivent dans le cadre du programme fédéral Croissance économique régionale par l’innovation, qui totalise 100 millions de dollars pour l’ensemble du Canada. Ce programme vise spécifiquement des petites et moyennes entreprises canadiennes des secteurs de l’acier et de l’aluminium.

« Des entreprises dans l’acier et dans l’aluminium, il y en a plusieurs dans la région qui génèrent des centaines d’emplois, on est choyés », constate d’ailleurs M. Breton.

Concernant l’emploi, LMI est aussi touchée par la pénurie de travailleurs au Québec. L’entreprise recherche actuellement plusieurs mécaniciens et électromécaniciens.

Un chef de file du secteur de l’acier reçoit 900 000 $

Un chef de file du secteur de l’acier reçoit 900 000 $

Rougemont  (Revue de presse- Journal La Voix de l’Est)

Une aide de 896 000 $ pour Le Matériel Industriel

— PHOTO ALAIN DION
Michel Sornin, président et directeur général de l’entreprise rougemontoise Le Matériel Industriel, et Pierre Breton, député fédéral de Shefford

ROUGEMONT — Figure de proue dans le domaine de la transformation du métal en feuilles, l’entreprise rougemontoise Le Matériel Industriel (LMI) a reçu 895905$ de la part du gouvernement fédéral.

« Ce montant nous permettra d’accélérer le processus de modernisation de nos équipements en vue d’avancer vers le futur, soit le 4.0 », explique Michel Sornin, président et directeur général de LMI, lors de l’annonce faite jeudi matin aux côtés notamment de Pierre Breton, député fédéral de Shefford.

Cette aide non remboursable permettra également à l’entreprise d’améliorer sa compétitivité, d’accroître ses parts de marché et de maintenir, voire d’augmenter, ses effectifs, selon M. Sornin.

Parmi les nombreux projets qui pourront éclore grâce à ce soutien financier, un nouveau robot sera affecté ces prochaines semaines à une tâche très répétitive. Il s’agira pour « Charlot » — c’est le nom que les employés lui ont donné — de placer des feuilles de métal sous la presse pour les plier. « La personne qui fait actuellement cela effectue la même opération 3000 fois par jour », explique le PDG. Celle-ci pourra bientôt s’occuper d’opérations plus valorisantes.

Un « poussoir de matériel » est un autre équipement qui pourra être concrétisé grâce à ses dollars. Adapté aux différents produits standards usinés à Rougemont, ce poussoir évitera aux employés de nombreux mouvements répétitifs.

Troisième exemple concret en lien avec cette subvention, la machine à gaines (communément appelée machine « à

duct »), élément clé de la production de conduites rectangulaires en acier utilisées dans le secteur de la ventilation et du chauffage, verra son ergonomie et sa rapidité améliorées.

L’entreprise spécialisée dans la seconde transformation de l’acier fabrique 15 000 produits différents à son usine située sur La GrandeCaroline ; ceux-ci sont destinés principalement aux industries papetière, minière et maritime.

UN GROS JOUEUR

Dans l’industrie québécoise de l’acier, LMI est un acteur incontournable. L’entreprise, qui compte 80 employés, transforme près de 3000 tonnes de métal par année.

« Dans le métal en feuilles, on est les plus gros au Québec », avance le chef de cette entreprise dont le chiffre d’affaires annuel dépasse les dix millions de dollars.

LMI se fournit en acier canadien exclusivement, principalement d’une aciérie située à Hamilton, en Ontario.

Les entreprises d’ici n’ont donc pas été affectées par l’imposition des tarifs douaniers américains, en 2018. « Cela ne nous a pas affectés », confirme M. Sornin, alors que 80 % du marché de LMI est au Québec, la compagnie faisant aussi affaire avec l’Ontario et les Maritimes.

L’annonce de jeudi matin à Rougemont s’ajoute à celles concernant deux autres entreprises de la région spécialisées dans l’acier. Le 20 août dernier, la compagnie Verbom, de Valcourt, avait reçu un montant équivalent. Le mois dernier, Normandin, de SaintValérien-de-Milton, partait le bal avec un peu plus de 800 000 $ de subvention.

Ces aides financières s’inscrivent dans le cadre du programme fédéral Croissance économique régionale par l’innovation, qui totalise 100 millions de dollars pour l’ensemble du Canada. Ce programme vise spécifiquement des petites et moyennes entreprises canadiennes des secteurs de l’acier et de l’aluminium.

« Des entreprises dans l’acier et dans l’aluminium, il y en a plusieurs dans la région qui génèrent des centaines d’emplois, on est choyés », constate d’ailleurs M. Breton.

Concernant l’emploi, LMI est aussi touchée par la pénurie de travailleurs au Québec. L’entreprise recherche actuellement plusieurs mécaniciens et électromécaniciens.

source La Voix de l’Est

Pénurie de main-d’œuvre : s’automatiser pour conserver ses employés

Pénurie de main-d’œuvre : s’automatiser pour conserver ses employés

Revue de presse- La Tribune- Simon Roberge (article ICI) 
L’automatisation n’a pas toujours eu bonne presse. On l’associe encore souvent à la perte d’emploi et à la mise sur le carreau de travailleurs humains, mais dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre comme connaît le Québec depuis quelques années, l’automatisation présente un tout nouveau visage. Plusieurs entreprises dont Mobilier de bureau Logiflex à Sherbrooke s’en servent dorénavant pour conserver leurs employés.

L’automatisation de l’entreprise qui produit plus de 125 000 meubles en mélamine annuellement a débuté au tournant du millénaire pour des raisons complètement différentes de celles d’aujourd’hui.

« À cette époque, ce qu’on voulait c’est d’augmenter notre capacité de production, souligne Guy Robinson, vice-président des opérations chez Logiflex. Maintenant ça complètement changé, ça va nous servir à combler la rareté de la main-d’œuvre. Il va falloir assimiler l’automatisation et la robotique à l’humain parce que la pénurie de main-d’œuvre nous frappe. On a beaucoup de misère à embaucher, ça prend beaucoup de temps et d’énergie. On va s’occuper comme il faut des gens qu’on a en ce moment dans la cabane. »

Des postes de travail revampés

Des investissements d’environ 20 millions de $ en automatisation ont été faits depuis les débuts de l’entreprise en 1993. Le dernier jouet dans la liste est une ventouse, installée il y a quelques mois à peine, qui permet aux employés de lever de grandes charges sans faire d’effort physique.

« On essaye d’avoir des postes de travail qui sont accessibles à tout le monde, explique Benoit Leclerc, directeur de la maintenance et des projets majeurs. La ventouse nous permet de lever des charges de 100 ou 150 livres qui auparavant devaient être levées à la main. On veut garder nos gens au-delà de l’âge de la retraite et l’important c’est d’avoir de bonnes conditions de travail. Ça passe par les postes de travail. À la fin de la journée il faut que nos employés soient encore capables de se faire à souper.»

« L’objectif, c’est que tous les postes de l’usine soient accessibles à tous les types de personnes, grandes, petites, fortes ou moins fortes, ajoute-t-il. En uniformisant la difficulté du travail, on peut faire du mouvement de main-d’oeuvre et avoir une flexibilité dans l’usine. »

Logiflex, dont les points de vente se retrouvent un peu partout en Amérique du Nord, projette déjà de mettre des ventouses sur plusieurs autres postes de travail.

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Rareté de la main-d’œuvre: un défi de société

Rareté de la main-d’œuvre: un défi de société

Revue de presse:  Point de vue du Ministre Jean Boulet 
JEAN BOULET
Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale
POINT DE VUE / Depuis plusieurs mois, le phénomène de la rareté de la main-d’œuvre fait les grands titres des journaux et ce n’est pas étonnant : le nombre de postes vacants a doublé au Québec au cours des deux dernières années pour atteindre environ 114 000. Et on le sait, le taux de chômage, qui se situe à 4,9 %, n’a jamais été aussi bas depuis 50 ans.

Il serait tentant de voir en l’immigration le chemin prioritaire à adopter. Cependant, pour pouvoir offrir les meilleures conditions de vie possibles à ceux que nous accueillons et pour nous assurer que leur intégration sera réussie peu importe le contexte économique futur, il nous faut faire appel à ce bassin de main-d’œuvre de façon raisonnée. Je dévoilerai d’ailleurs lundi prochain des actions et mesures qui leur sont destinées.

Alors qu’il est estimé que les immigrants pourront combler environ 22 % de nos besoins au cours des dix prochaines années, les jeunes qui sont encore sur les bancs d’école constituent 54 % des effectifs nécessaires.

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