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La sagesse d’une ingénieure junior de ARJO d’avoir demander l’aide d’un mentor!

LA SAGESSE DE FAIRE APPEL À UN MENTOR

Marie-Lou Joncas salue la sagesse dont a fait preuve l’ingénieure junior Marie-Pier Gaudet en demandant l’aide d’un mentor, dans le cadre du programme de parrainage de l’Ordre des ingénieurs du Québec. Un choix que l’ingénieure senior n’avait pas fait elle-même à ses débuts.

Aujourd’hui âgée de 37 ans, Mme Joncas se souvient qu’elle détestait l’expression « c’est l’expérience qui rentre » quand elle a fait ses premiers pas sur le marché du travail. « Je me disais que j’avais déjà toutes les connaissances et les compétences, mais j’ai réalisé avec le temps qu’une grande part de notre bagage ne s’apprend pas sans l’avoir vécu », explique la directrice en développement de produits chez Arjo, une firme spécialisée en appareils biomédicaux.

Travaillant à l’époque pour une petite entreprise dirigée par un entrepreneur et non un ingénieur, elle a réalisé a posteriori qu’un lien avec un mentor dans son domaine lui avait manqué. « Je n’avais pas la maturité de Marie-Pier de penser que ça pourrait m’apporter quelque chose, précise-t-elle. Je cherchais seulement les gros défis. J’étais plus dans l’action que dans la réflexion. »

CE QUI NE S’APPREND PAS À L’ÉCOLE

Pour sa part, Marie-Pier Gaudet a vite compris l’apport d’un vétéran dans son parcours.

« J’ai besoin d’un mentor pour discuter de ce qu’on n’apprend pas à l’école et pour poser certaines questions qui ne sont pas nécessairement appropriées au travail en pleine action. »

— Marie-Pier Gaudet

À ses côtés, Mme Joncas se voit comme un catalyseur d’expérience. « Si Marie-Pier rencontre un défi que j’ai déjà vécu, ça ne veut pas dire qu’elle doit appliquer la même recette, mais on peut discuter des pistes de solution pour accélérer son expérience », dit-elle.

Tous les trois mois, elles partagent un repas à l’extérieur du bureau pour discuter. « Je valide avec elle certaines actions que j’ai posées et elle me confronte sur d’autres sujets, dit Mme Gaudet. On discute de plusieurs enjeux reliés à la profession. » Par exemple : le droit à l’erreur. « Personne n’est parfait et on fait tous des erreurs. Marie-Lou m’a fait réaliser l’importance de prendre conscience rapidement de ses erreurs, d’en parler et de trouver les outils rapidement pour réagir. » Un réflexe que Mme Joncas juge fondamental. « En recherche et développement, les choses fonctionnent rarement du premier coup. C’est important pour moi de renforcer certains comportements. »

LA GESTION DU TEMPS

La jeune ingénieure a également appris à bien gérer son horaire. « Dans notre domaine, on peut avoir des rencontres tous les jours de 8 h à 17 h, explique-t-elle. Parfois, on doit être capable de dire qu’on n’a pas sa place à une réunion, afin de maximiser son temps. » Sa mentore renchérit. « Il faut aussi savoir ce qu’on fait de bien. Je sais que Marie-Pier prépare déjà bien ses rencontres, alors je renforce cette qualité. »

Leurs échanges sont teintés de transfert de connaissances, de validation et d’apaisement. « Nos rencontres m’apportent un certain réconfort », dit Mme Gaudet. La mentore en profite aussi. « Marie-Pier m’a fait réaliser que la jeunesse est forte. Les jeunes contributeurs sont engagés. Elle me démontre que je peux avoir confiance en eux. »

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