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L’avenir des compétences selon Nesta, fondation de l’innovation britannique & l’Université d’Oxford

L’avenir des compétences : l’emploi en 2030

(du site Économie, Science et Innovation du Gouvernement du Québec ICI)

Cette recherche prospective menée par Nesta, une fondation de l’innovation britannique, et l’Université d’Oxford propose une méthodologie innovante qui combine l’expertise en prospective avec l’apprentissage automatique pour prédire la demande en main-d’œuvre qualifiée aux États-Unis et au Royaume-Uni en 2030.

Plus précisément, la recherche avait notamment pour objectif de :

  • générer des prévisions générales pour la croissance de l’emploi;
  • déterminer les compétences, catégories de connaissances et habiletés qui seront les plus susceptibles de connaître à la fois une croissance et un déclin;
  • cerner, sur le plan professionnel, les investissements en capital humain qui pourront répondre le mieux aux besoins futurs.

L’analyse est fondée sur une prise en compte explicite des différentes sources de changement structurel qui auront une incidence sur l’emploi aux États-Unis et au Royaume-Uni au cours de l’horizon prévisionnel. Parmi les observations étoffées qui ressortent du rapport, mentionnons celle-ci : il est très probable qu’environ un dixième des emplois actuels croîtront en termes relatifs et qu’un cinquième des emplois déclineront.

Ainsi, 70 % des personnes restantes occupent des emplois pour lesquels l’incertitude est élevée. Par conséquent, l’avenir de ces emplois demeure fortement tributaire de la manière dont seront accordés les investissements liés aux compétences, aux connaissances et aux habiletés.

Cet accent qui est mis sur la possibilité d’action positive et la croissance contraste avec les récents débats sur les répercussions (négatives) qui découlent de l’automatisation appréhendée dans le monde du travail.

D’ailleurs, les auteurs estiment qu’en comparaison avec les nombreux autres rapports sur l’avenir de l’emploi, celui-ci est le plus complet et le plus ambitieux sur le plan méthodologique tout en fournissant des résultats exploitables. C’est aussi celui dans lequel le traitement de l’incertitude est le plus sophistiqué. Cela s’avère important, car le constat du rapport est que pour la plupart des emplois, il existe des niveaux élevés d’incertitude concernant l’évolution future de la demande. Cela rappelle que l’avenir de la plupart des emplois est loin d’être une fatalité.

Les résultats confirment l’importance future des compétences au 21e siècle, alors que la combinaison des compétences interpersonnelles et cognitives a été une préoccupation croissante des décideurs au cours des dernières années. En ce qui concerne plus particulièrement les États-Unis, les résultats du rapport montrent l’importance des compétences interpersonnelles, une conclusion qui coïncide avec la littérature sur leur importance croissante. En outre, un certain nombre de domaines de connaissances, tels que l’anglais, l’administration et la gestion ainsi que la biologie, sont fortement associés aux professions pour lesquelles la demande peut croître, ce qui rappelle que la future main-d’œuvre possédera à la fois des connaissances génériques et des aptitudes professionnelles très pointues.

Au Royaume-Uni, les résultats corroborent également l’importance des compétences au 21e siècle. Cependant, l’accent est mis encore davantage sur les compétences cognitives et les stratégies d’apprentissage : jugement et prise de décision, analyse et évaluation des systèmes.

Pour en savoir davantage sur ce sujet : The Future of Skills: Employment in 203

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