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La décennie de l’innovation au Québec

La décennie de l’innovation au Québec

Revue de presse- La Presse- section débats/opinion par Daniel Charron, Président-directeur général, réseau Capital    PHOTO PATRICE LAROCHE, archives le Soleil

Photo: Orthèse automatisée intelligente de l’entreprise québécoise B-Temia

Le chroniqueur économique Francis Vailles a rapporté récemment les propos l’économiste de la Banque Nationale qui décrivait ainsi la vigueur de l’économie du Québec : « Il se passe de quoi. »

Ces cinq mots résument parfaitement la situation.

Rien n’est à tenir pour acquis et nous ne sommes pas à l’abri d’un ralentissement économique mondial. Mais, dernièrement, le Québec réussit très bien.

L’innovation au Québec est florissante. Les perspectives de croissance sont plus grandes qu’avant et qu’ailleurs, et les investisseurs le comprennent clairement en travaillant avec de plus en plus d’entreprises performantes.

Le Québec peut maintenant compter sur une chaîne de financement forte et sophistiquée. Le capital est disponible et accessible, et les investisseurs sont présents pour soutenir les entreprises dans leurs projets d’innovation et de croissance.

En effet, 2019 sera probablement encore une année record en capital de risque pour le Québec (investissements dans les jeunes entreprises au fort potentiel de croissance). Après les trois premiers trimestres, on avait atteint en dollars le même niveau que pour l’année complète en 2018. Excellente performance également en ce qui concerne le capital de développement (investissements dans les entreprises établies qui veulent croître significativement), où le Québec enregistre six transactions en capital de développement sur dix au Canada !

Le Québec arrive au 44e rang des plus importantes économies du monde et il ne peut compter sur sa population et la taille de son marché pour être compétitif. Il est essentiel d’accroître notre capacité d’innovation et il est donc crucial de soutenir les entreprises pour ce faire.

Nos politiques publiques doivent non seulement l’encourager, mais le provoquer.

Un signal clair pour stimuler l’innovation

Pas besoin de chercher bien loin pour trouver l’inspiration. Depuis 20 ans maintenant, on a réussi de belle façon au Québec à faire de la formation et du développement de la main-d’œuvre une priorité. Cela s’appuie sur un travail de sensibilisation et, surtout, par le passage à l’action en entreprise. Avec une loi, le gouvernement a même obligé les entreprises à investir un minimum de 1 % de leur chiffre d’affaires en formation, en exigeant de celles qui ne le font pas qu’elles versent une contribution à un fonds collectif.

Pourquoi ne pas appliquer l’approche à l’innovation ? Le duo « carotte et bâton » fonctionne pour la formation et on peut penser qu’il en serait de même pour l’innovation.

En complément aux mesures incitatives existantes, le gouvernement pourrait facilement appuyer l’innovation dans les entreprises pour lesquelles ça compte par une approche plus « contraignante », tout en évitant d’ajouter une lourdeur bureaucratique comme il a réussi à le faire avec le temps pour la formation.

L’idée mérite en tout cas d’être évaluée et discutée.

L’exigence d’innover

Une telle approche favoriserait une sensibilisation accrue à l’égard de l’importance d’innover à tous les niveaux de l’entreprise. C’est d’autant plus nécessaire que plusieurs PME n’ont pas les moyens ni la pression d’innover en raison notamment d’un manque de main-d’œuvre et d’une pleine capacité de production, mettant de côté des projets qui pourraient améliorer leur compétitivité et leur permettre de croître.

Donnons les moyens à nos entreprises d’ici de se développer à leur plein potentiel, de croître et de devenir des fleurons. Le Québec est dans une position favorable pour le faire.

Ne laissons pas cette occasion passer.

Sources: Daniel Charron- Président-directeur général Groupe Capital- publié dans la PRESSE (ARTICLE COMPLET)

& Article de Francis Vaille- La presse « Il se passe quoi » article complet. 

Créations de zones d’innovation au Québec

Créations de zones d’innovation au Québec

La création de zones d’innovation de calibre international vise à augmenter la commercialisation des innovations, les exportations, les investissements locaux et étrangers ainsi que la productivité des entreprises.

Les zones d’innovation attireront, dans des territoires géographiques délimités, des talents, des entrepreneurs, de grands donneurs d’ordres ainsi que des chercheurs du Québec et d’ailleurs.

Différents acteurs socioéconomiques seront mis à contribution, par exemple :

  • des entreprises;
  • des organismes à vocation économique;
  • des établissements de recherche et d’enseignement;
  • des municipalités.

Ceux-ci collaboreront à des projets d’innovation dans des secteurs technologiques d’avenir et pour lesquels le Québec détient des avantages comparatifs importants.

En plus d’abriter des activités industrielles, entrepreneuriales, de savoir, connectées et collaboratives, les zones d’innovation compteront sur un environnement diversifié propice à la qualité de vie et au bien-être.

Elles répondront à certains critères de manière :

  • à accroître le passage de l’idée au marché;
  • à attirer les investissements privés et étrangers;
  • à favoriser la croissance propre et durable.

De plus, elles devront contribuer :

  • à améliorer la performance socioéconomique des territoires;
  • à augmenter la productivité des entreprises;
  • à la création d’entreprises à forte valeur ajoutée;
  • à accroître les exportations québécoises;
  • à attirer plus d’investissements privés et étrangers;
  • à représenter le Québec sur la scène internationale;
  • à attirer et à maintenir des talents;
  • à hausser la qualité de vie;
  • à diminuer l’empreinte environnementale du Québec.

Déploiement

Le déploiement des zones d’innovation s’inscrit dans une vision à long terme. L’engagement des principaux acteurs doit donc se traduire par une planification à longue portée.

Les directions régionales du Ministère et d’Investissement Québec assurent un accompagnement continu auprès de ces acteurs, et ce, aux diverses étapes de la réalisation d’un projet de zone d’innovation et dans l’ensemble des régions du Québec.

Plusieurs ministères et organismes, investisseurs et partenaires du gouvernement du Québec, y compris des experts internationaux, sont mis à contribution, selon les particularités de chaque projet.

Étapes de réalisation

  1. Mobilisation des partenaires et élaboration d’un projet de zone d’innovation.
  2. Dépôt des projets en continu auprès des directions régionales concernées.
  3. Analyse des projets soumis.
  4. Décision du ministre de l’Économie et de l’Innovation.
  5. Désignation des zones d’innovation.
  6. Déploiement des zones d’innovation désignées.
  7. Élaboration d’une stratégie gouvernementale de coordination des zones d’innovation ainsi que d’un plan de promotion et d’attraction des investissements étrangers.
  8. Suivi et évaluation des zones d’innovation désignées.

Présentation et analyse des projets de zone d’innovation

Le Guide de présentation d’un projet de zone d’innovation expose le cadre général de présentation et d’analyse des projets de zones d’innovation. Les éléments suivants y sont aussi précisés :

  • les demandeurs admissibles;
  • les projets admissibles (critères de réussite et de sélection);
  • la présentation et l’analyse des projets;
  • la sélection de projets et la désignation de zones d’innovation;
  • le financement;
  • l’appui technique;
  • l’évaluation.

On y présente également les détails relatifs au dépôt d’un dossier complet, qui doit comprendre les huit sections suivantes :

  • Vision de développement de la zone d’innovation.
  • Parties prenantes et contribution au projet.
  • Gouvernance du projet.
  • Délimitation et caractéristiques de la zone.
  • Analyse stratégique.
  • Plan et échéancier de développement.
  • Montage financier préliminaire.
  • Résultats et retombées visés.

Décontamination

En parallèle aux travaux relatifs à la création de zones d’innovation, le gouvernement du Québec a amorcé concrètement la planification de la mise en valeur d’espaces stratégiques pour les entreprises innovantes. Les terrains et les infrastructures visés par les futurs travaux de décontamination et de remise en valeur pourraient s’inscrire dans l’une ou l’autre des zones d’innovation.

Paradoxe: PME de l’Estrie, plus haut taux de croyance en l’innovation, mais le plus bas en termes d’investissement!

Paradoxe: PME de l’Estrie, plus haut taux de croyance en l’innovation, mais le plus bas en termes d’investissement!

Publication du sondage sur Les PME du Québec et l’innovation : Des enjeux différents d’une région à l’autre

En plus d’une analyse pertinente à l’échelle du Québec, le sondage Léger apporte de précieux enseignements sur les moteurs et les freins à l’innovation spécifiques à chacune des grandes régions du Québec.

Le rapport complet de l’étude Léger Les PME et l’innovation est disponible ici.

……. Pour lire les résultats des autres régions, LIRE ICI SUR Québecinnove.com 

Estrie

Une région exportatrice aux multiples défis

Les PME de la région sont interpellées par la pénurie de main-d’œuvre spécialisée. Elles voient l’innovation comme un levier pour répondre aux défis de l’économie. La hauteur de leurs investissements en innovation est cependant la plus basse au Québec.

Les entrepreneurs de la région sont ambitieux et ils comprennent le potentiel de l’innovation pour leur avenir.

  • Les PME de 25 employés et plus de l’Estrie voient l’innovation comme des leviers pour augmenter leur productivité (83 %) et retenir ou attirer de la main-d’œuvre (75 %). Il s’agit des plus hauts taux au Québec.
  • En période de crise historique de main-d’œuvre, ce sujet interpelle 62 % des dirigeants d’entreprises de l’Estrie qui le voient comme un défi important en matière d’innovation. Il s’agit du plus haut taux au Québec.
  • Plus de 40 % des PME (46 %) comptent augmenter leurs exportations au cours des trois prochaines années, le plus haut taux au Québec.

Mais les entreprises ne semblent pas organisées pour passer à l’action et investir en R-D.

  • Les PME de la région investissent 40 % moins que la moyenne québécoise en innovation et en R-D (2,1 % contre 3,6 %).
  • 48 % des entreprises de l’Estrie n’ont ni conseil d’administration ni comité de gestion.

À noter :

  • Près de 30 % des PME de 25 à 250 employés de la région œuvrent dans le secteur de la fabrication, secteur industriel propice à l’innovation selon les données du sondage.
BRP: 50 ans d’innovation et de fierté!

BRP: 50 ans d’innovation et de fierté!

La semaine dernière BRP, membre de la Maison régionale de l’industrie ( et membre fondateur de notre organisation) célébrait ses 50 ans d’innovation en invitant les médias.

crédit photo: Michelle Boulay, Spectre Média 

La couverture médiatique a été exceptionnelle et nous avons bien ressenti cette fierté québécoise d’une entreprise qui a su se renouveler, innover et se repositionner sur la planète à chaque décennie.

Le fabricant de Valcourt, en Estrie, est reconnu pour ses designs uniques dans l’industrie du sport motorisé. L’équipe de concepteurs de BRP a considérablement grossi depuis l’entrée en poste des premiers designers il y a maintenant 50 ans.

Citation de Denys Lapointe, VP Design, dans le quotidien LA TRIBUNE (article complet ICI)

« Cette célébration est beaucoup axée sur les gens. Nous avons pris le temps de retrouver tous les gens qui ont contribué de près ou de loin au design. Les noms seront là pour les six prochains mois. Ils ont beaucoup de talent. On passe beaucoup de temps à faire cette recherche de talent. Nous allons dans les meilleures écoles de design et d’ingénierie pour aller y chercher des gens dans des disciplines complémentaires pour ainsi créer des équipes hors pair. BRP a fait beaucoup de chemin avec ces gens. Cette richesse vient enrichir nos réflexions quant à nos futurs produits », affirme M. Lapointe.

Le vice-président ajoute que l’équipe design est composée à 60 pour cent d’employés canadiens et à 40 pour cent d’employés venant de l’international. À l’entrée du Centre de design, on peut y apercevoir une liste de noms ainsi que la mosaïque de photos.

Revue de presse:

TVA:  BRP ouvre les portes de son centre d’innovation (article ICI) 

Journal de Montréal:   BRP ouvre les portes de son centre d’innovation (article ICI) 

 

Rappelons que Les produits de BRP sont vendus dans plus de 120 pays à travers le monde et les ventes annuelles dépassent les 5 milliards $.

Kruger: 673 000 $ pour la recherche et l’innovation

Kruger: 673 000 $ pour la recherche et l’innovation

Revue de presse- 5 novembre- L’Hebdo Journal- Stéphanie Paradis 

Stéphane Lamoureux, vice-président – Exploitation, Papiers pour publications et Papiers de spécialité chez Kruger. (Photo : Stéphanie Paradis)

Les usines de Kruger Wayagamack et Brompton procèderont à la réalisation d’essais touchant le développement de nouveaux grades de papier. Ces recherches seront rendues possibles grâce à l’octroi de 673 000 $ à la division Papiers de spécialité de Kruger.

Ce montant alloué à l’entreprise par le gouvernement du Québec provient du Programme Innovation Bois (PIB) dont l’enveloppe initiale de 70 M$ a été bonifiée de 50 M$, portant ainsi le budget total de l’enveloppe à 120 M$ jusqu’au 31 mars 2024.

« Les entreprises innovantes comme Kruger contribuent à faire du Québec un chef de file du secteur forestier, tout en créant de bons emplois en région. Cet investissement démontre une fois de plus notre détermination à soutenir des projets synonymes d’innovation et de créativité », mentionne Pierre Dufour, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.

« Encore une fois, Kruger fait preuve de leadership en matière d’innovation et avec ses quatre projets d’essais, l’entreprise pose des gestes concrets dans le but de diversifier ses produits et de demeurer compétitive sur le marché », poursuit M. Dufour. Deux de ces essais seront réalisés à l’intérieur de l’usine de Brompton à Sherbrooke, et deux autres à l’usine de Wayagamack à Trois-Rivières.

Le programme a également été bonifié par l’ajout d’une catégorie de projets qui favorise le maillage industriel avec des partenaires de l’extérieur de l’industrie des produits forestiers, par exemple dans les domaines de la chimie, de la métallurgie, de la plasturgie et des sciences de la vie. Ces modifications ont pour but d’accélérer la recherche et le développement, la commercialisation de nouveaux produits et la modernisation de cette industrie.

« Il faut trouver des façons de mieux travailler au Québec, et ça passe par l’innovation. Kruger représente une entreprise qui est capable de se projeter dans l’avenir et de s’assurer de prendre tous les moyens pour demeurer compétitive, pas seulement chez nous, mais à l’échelle internationale », explique Jean Boulet, député de Trois-Rivières et ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

 

source:   L’Hebdo Journal- Stéphanie Paradis