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Confection Pagar s’est aussi lancée dans la production de blouses médicales

Afin d’assurer sa survie et de conserver ses employés, Confection Pagar s’est lancée dans la production de blouses médicales et de masques. Et la demande est à ce point grande que la PME granbyenne est en mode embauche.

Les 10 couturières de l’entreprise produisent actuellement quelque 600 blouses médicales de niveau deux par semaine. Mais il est visé de tripler la production hebdomadaire. L’embauche de quatre ou cinq couturières permettrait d’y arriver, affirme la copropriétaire et vice-présidente de l’entreprise familiale, Julie Larrivée.

«C’est notre deuxième semaine où on travaille à temps plein là-dedans. On commence à prendre notre vitesse de croisière. Je vise 1800 blouses par semaine. Mais il va falloir embaucher pour y arriver», souligne Mme Larrivée.

Celle-ci dit rechercher des employés qui ont une base en couture industrielle. La formation est effectuée sur place. L’horaire de travail est de jour, entre 7h30 et 16h.

Spécialisée dans la production de vêtements pour femmes pour différents détaillants, dont Le Château, Jacob et Tristan, Confection Pagar agit en fait, pour ce nouveau mandat, comme sous-traitant pour le fabricant d’uniformes de sécurité Logistik Unicorp. Celui-ci a obtenu un contrat du gouvernement fédéral pour la production de 11 millions de blouses médicales, destinées au marché canadien.

Au Québec, Logistik Unicorp, installé à Saint-Jean-sur-Richelieu, travaille avec une vingtaine de sous-traitants.

Masques

Selon Julie Larrivée, la production de blouses médicales devrait s’étirer jusqu’en octobre. Elle pourrait toutefois se poursuivre par la suite, car Logistik Unicorp souhaite que l’expertise développée devienne une niche d’affaires pour son réseau d’entreprises.

Confection Pagar pourrait aussi reprendre son travail auprès des designers québécois, relève Mme Larrivée.

L’entrepreneure affirme que la pandémie l’a par ailleurs amenée à réaliser un contrat de façon ponctuelle pour une entreprise de Beauce, spécialisée dans la fabrication de masques. Le mandat de Pagar: fixer les élastiques sur les masques. Près de 200 000 unités ont ainsi été complétées en environ un mois.

L’entreprise de la rue Édouard produit en outre environ 760 masques de protection par jour pour la griffe québécoise Volt Design.

Relancer

Ces différents mandats ont permis aux copropriétaires de la PME familiale de relancer plus rapidement leurs activités, qui étaient, comme la majorité des entreprises, en arrêt forcé. Ces vêtements et accessoires médicaux étant jugés essentiels, Confection Pagar a pu repartir sa production — et rappeler ses employés — de façon graduelle vers la fin avril, se réjouit Julie Larrivée.

Selon elle, le «virage» n’a pas été très difficile à prendre. Les couturières de l’entreprise ont de l’expérience avec les particularités de la mode féminine, les vêtements de maternité et les maillots de bain.

«Comme on a un peu touché à tout. On a trouvé ça un peu facile quand on est arrivées dans les jaquettes. Mais on a dû faire de l’espace entre les machines parce que ce sont des pièces qui prennent plus d’espace», dit-elle.

Julie Larrivée a pris la relève, avec son frère Pascal qui occupe la présidence, de l’entreprise fondée par leurs parents, Edgar et Ginette Larrivée. Confection Pagar a vu le jour, il y a 36 ans, dans le sous-sol de leur bungalow d’Adamsville. À une époque, l’entreprise avait deux sites de production, mais tout a été rapatrié à Granby en 2007.

source: LA VOIX DE L’EST- journaliste Marie-France Létourneau- photo Alain Dion ( ICI)