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Communiqué de presse reçu suite à la publication du rapport BAROMÈTRE INDUSTRIEL du STIQ: 

Les données de la 12e édition du Baromètre industriel québécois* démontrent que le secteur manufacturier québécois a été très affecté par la pandémie durant l’année 2020. Plusieurs variables mesurées périodiquement au cours des dernières années ont été affectées de façon importante, alors que certaines autres sont demeurées constantes malgré une situation économique difficile. Face à la situation, les PME manufacturières ont su s’adapter en général et certaines en ont même tiré avantage.

Une démonstration d’agilité de la part des entreprises Les entreprises manufacturières ont subi plusieurs conséquences importantes générées par la pandémie. La baisse du chiffre d’affaires, le report de commandes et la baisse des marges bénéficiaires ont affecté entre la moitié et les deux tiers des entreprises. La baisse des liquidités et l’augmentation des stocks font également partie des impacts ressentis. En réaction, entre 28 % et 45 % des PME ont retardé certains de leurs projets d’amélioration ou d’investissements en équipement ou en technologies numériques.

En revanche, il est à souligner que d’autres entreprises ont pris le chemin inverse : 22 % à 32 % d’entre elles ont devancé ces types de projets. De plus, 35 % des PME se sont adaptées en développant de nouveaux produits ou services, et 44 % de nouveaux marchés ou clients.

Les ventes et les exportations en recul, mais optimisme pour 2021 Plus d’une PME sur deux a vu ses ventes chuter en 2020 par rapport à 2019. Seul un quart d’entre elles a vu ses ventes augmenter. Ces résultats constituent un renversement net de la situation par rapport aux années précédentes.

Du côté des exportations chez nos entreprises, la proportion des ventes hors de l’Amérique du Nord a également diminué l’an dernier. Pour 2021 toutefois, huit répondants sur dix prévoient développer de nouveaux clients ou marchés. Les deux tiers planifient la réalisation d’investissements en équipements ou en immobilisations, et, plus de la moitié, le développement de nouveaux produits ou services. Les entreprises semblent donc optimistes face aux mois à venir.

Difficultés de recrutement même dans un secteur au ralenti

Du côté des ressources humaines, on constate les mêmes impacts que pour les ventes : il y a deux fois plus d’entreprises qui ont terminé l’année avec moins d’employés que d’entreprises dont le nombre d’employés s’est accru. Pourtant, paradoxalement, les enjeux de recrutement, de rétention d’employés spécialisés et de relève sont demeurés d’actualité malgré la pandémie. Le problème de recrutement de main-d’oeuvre, en particulier, est toujours aussi criant et affecte 8 entreprises sur 10. Et avec une moyenne de près de 9 postes à combler chez les répondants, le recrutement demeurera une priorité pour les entreprises en 2021. Investissements, innovation et technologies numériques

Dans un contexte difficile, une majorité d’entreprises ont réduit leurs investissements en formation, en achat d’équipements et en recherche et développement l’an dernier par rapport à la moyenne des trois années antérieures. Cependant, un fait demeure : ces investissements ont des impacts positifs sur les autres activités et les résultats des entreprises, tels que les exportations, l’innovation et l’implantation des technologies numériques. Les résultats du Baromètre industriel québécois démontrent que, dans une assez forte majorité, les entreprises ont réalisé une ou plusieurs actions innovantes. Un écart significatif dans le degré d’innovation peut cependant être remarqué selon la taille de l’entreprise. En effet, 66 % des entreprises de 100 à 500 employés ont réalisé trois ou quatre types d’innovations contre 45 % des entreprises de 10 à 19 employés. Au niveau des technologies numériques, l’interconnexion des équipements, la surveillance et le contrôle en temps réel et la maintenance prédictive sont les plus utilisés, soit par environ trois entreprises sur dix. À nouveau cette année, les résultats montrent que le degré d’intégration varie beaucoup d’une technologie à l’autre et que les plus grandes entreprises maintiennent leur avance par rapport aux plus petites en matière de virage numérique.

Malgré l’incertitude du contexte actuel, environ sept répondants sur dix considèrent l’implantation des technologies numériques comme étant une priorité très ou assez importante. « L’année 2020 a présenté son lot de défis pour nos entrepreneurs. Ils ont dû faire preuve d’agilité et de résilience pour faire face à la crise et assurer la pérennité de leur entreprise.

Dans un contexte de reprise économique, les dirigeants de PME vont reprendre ou poursuivre leurs investissements en équipements et en technologies et leur développement de marchés. Ils devront également se montrer créatifs pour faire face à la rareté de main-d’oeuvre qualifiée qui est demeurée un enjeu majeur, malgré les soubresauts de l’économie », affirme Richard Blanchet, président-directeur général de STIQ.

Pour consulter l’étude complète : STIQ.com *Le sondage de la 12e édition du Baromètre industriel québécois a été réalisé entre le 19 janvier et le 26 février 2021.

À propos de STIQ Fondée en 1987, STIQ est une association multisectorielle d’entreprises québécoises qui a pour mission d’améliorer la compétitivité des chaines d’approvisionnement manufacturières afin de favoriser l’essor de notre économie. Fort du plus grand réseau manufacturier du Québec, STIQ agit comme activateur de performance en créant des maillages fructueux et en déployant des programmes d’amélioration sur mesure. Tous les jours, depuis plus de 30 ans, STIQ est sur le terrain avec les industriels afin de les aider à développer leurs affaires et être plus compétitifs. Chaque année, l’expertise unique de STIQ bénéficie ainsi à plus de 700 entreprises oeuvrant dans les secteurs clés de notre économie, tels que l’aéronautique, le transport, les ressources minérales, l’énergie électrique et la défense et la sécurité.

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